Il y a de ça pas si longtemps, j'étais encore tout jeune, avec de longues et belles années de performance en course à pied devant moi. Aujourd'hui, bien que je n'ai que 21 ans, les années ont passées plus vite que mes temps de course se sont abaissés. Mon développement discret et tardif fait de moi un coureur ayant toujours échappé aux titres de "favoris" ou "d'espoir". Ce qui ne constitue pas seulement une mauvaise nouvelle ou un sort irréversible. Comme je n'y ai jamais goûté, j'ai probablement davantage envie de me battre que si je l'aurais eu avant même de mettre faire mon premier pas de course.
Je qualifie mon talent de "modeste" et de "limité". Premièrement puisque encore après les innombrables efforts que j'ai pu consacrer à ce sport, et les importants sacrifices que j'ai pu faire durant ces 9 dernières années, je demeure un pas (un bon pas) derrière les meneurs. Cela même si j'ai la nette impression que j'ai fait autant sinon plus que ceux terminant les courses avant moi. J'ai certainement rêver suffisamment au jour où je devenais champion, et certes je n'arrêterai pas d'y rêver.
Pas tous n'ont le même talent, c'est une réalité. À chaque année, de nouveaux coureurs se présentent sur le circuit, parfois avec un talent pas plus éblouissant, alors que d'autres s'y pointent avec un talent immense. Quelques uns de ces derniers se présentent sur les lignes de départs, sans accumulation d'entrainements annuels et sont tout de même en position de se disputer les victoires. Venus de nul part, je dois admettre que c'est frustrant de voir ces derniers performer aussi bien sans qu'ils aient mis le quart des efforts que j'y ai mis. Une frustration bien logique et expliquée.
Une citation contextuelle illustre bien mon état d'esprit:
"Hard work beats talent when talent does not work hard"
-Kevin Durant-
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