lundi 10 juin 2013

J'en pense quoi?

Heureusement, il y a de l'inconfort
"Si c'était facile, tout le monde le ferait". Je ne me rappelle plus quel grand personnage a dit ça un jour, mais c'est une des nombreuses phrases que je me cite fréquemment.

Honnêtement, je suis un peu perdu ces dernières semaines... Par moment, lorsque je doute de ce que je fais, ce sont des phrases simples comme celle plus haut qui me remettent à l'ordre, font cesser les doutes et m'encourage à redoubler de sérieux et d'efforts. D'autres seraient "Pain is what makes winning so great" ou encore "Difficulties are what makes accomplishment valuable".

Je suis un peu perdu...
D'un côté, la forme n'est pas aussi grande que ce que j'ai espéré toute l'hiver qu'elle soit à ce moment-ci de l'année. Pas que je me suis fait à l'idée que ça allait être facile, mais bien que j'étais prêt à tout, et que rien ne pouvait me ralentir. J'apprend à tous les jours, je le dis souvent, mais c'est si vrai. J'ai appris beaucoup de choses sur la course, l'entrainement et sur moi-même cette hiver. Beaucoup de choses simples que je croyais déjà savoir. Des choses que je n'aurais pu apprendre d'autre façon. Je me rend compte que, pour la grande majorité des coureurs, ça prend beaucoup d'étoiles alignées pour bien performer. Entre autres, ça prendra tout pour courir sous 15min au 5km.

Je me demande vraiment ou j'en suis dans mon entrainement. J'ai depuis décembre, couru en suivant un pattern de jours d'entrainement me permettant de bâtir une bonne forme aérobique. Ça a duré jusqu'au début d'Avril, où ça a changer drastiquement lorsque je sentais avoir besoin de résultats à court terme. Bref, Précipiter les choses dans l'optique de me donner des chances de réaliser des objectifs intermédiaires. Celui de pouvoir batailler pour une place sur l'équipe des Jeux du Canada sur 5000m. Je n'y suis pas arrivé, même que ma forme à ce moment-ci de l'année est pas mal décevante. Les mois passent rapidement et mon objectif principal pour 2013 semble compromis. Idéalement, je prendrai quelques jours de repos à la mi-juillet afin de me laisser le temps de rebâtir pour la saison de Cross country. De là vient mon sentiment d'empressement d'atteindre un certain niveau de forme avant de prendre du repos. Si j'y arrive, ça fera beaucoup de bien à ma confiance, elle qui se doit d'être en parfaite santé à l'automne!!

De l'autres côté, j'ai récemment de la difficulté à gérer ma tête pendant les courses... Je me pose trop de questions. J'hésite trop, je ne risque rien, j'ai peur de la distance et je me satisfait de peu. C'est comme ça que j'évalue la situation. Je crois que ma capacité à souffrir a toujours été une de mes forces par le passé, mais ces temps-ci, j'en dirais pas autant. J'ai pas le même désir de souffrir. J'ai l'impression que ça me pousse à prendre de mauvaises décisions et qu'au final, je me laisse vaincre.

Ma vision a toujours été que ça fait toujours mal pendant les courses, presque peu importe le dégré de dépassement. Deux performances d'une vingtaine de secondes d'écart sur 5000m seront aussi douloureuses. J'en suis presque sur. Ce qui fait la différence, c'est la confiance en soi, la perspective de ce qui est réalisable et le courage. C'est ces trois choses qui permettent à quelqu'un de sortir une performance d'un autre niveau, de sortir de sa "zone de confort" (pas confortable), une zone où la souffrance y est déjà immense et où réussir à y rester semble déjà un fort accomplissement.

Je disais plus haut que j'étais presque sur de la réalité de ces deux "zones" d'efforts. Presque et seulement presque, puisque j'en suis moins sur présentement que je ne l'étais auparavant. Il me semble que mes dernières course ont été spécialement difficiles et douloureuses.  Est-ce que j'aurais pu tirer de meilleurs performances? Surement! Mais le scénario se répète, alors que je crois être fin prêt à tirer un leçon de la dernière course et sortir une vraie course, sans limite.

À la suite de la dernière course, je me disais que le 3000 m steeplechase ayant lieu deux semaines plus tard serait le moment idéal pour renverser la séquence. Ce sera le moment parfait pour sortir une performance pouvant me rendre fier. L'objectif pour celle-ci sera de ne me satisfaire de rien et d'arrêter de niaiser. J'ai bien hâte à la seconde à laquelle j'hésiterai, probablement vers la marque du 2km. Ce moment là se doit d'être mon signal. Le signal que je dois tout risquer et rester dans le coup encore quelques peu, au risque de ne pas me rendre au bout. Je dois cesser de me soucier du tour suivant. Je dois vouloir défier les autres et être prêt à en faire davantage qu'eux. Sinon, c'est peine perdue d'avance.

Une longue publication, mais ça m'a fait du bien d'écrire tout ça!

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